Du 24 février 2026 au 10 mars 2026
-
2 Projections
3 films
Quelle place les images prennent-elles dans la construction et la déconstruction d'une violence sociale ? Historiquement, le cinéma a beaucoup contribué à la reproduction et à la légitimation de normes patriarcales, notamment à travers le "male gaze", théorisé par Laura Mulvey aux Etats-Unis et Iris Brey plus récemment en France. Ce concept permet de comprendre l'omniprésence d'une perspective masculine et hétérosexuelle dans le cinéma, et la violence présente dans cette perspective, qui exprime un désir pour les femmes en les objectivant, les privant ainsi de subjectivité. Cette façon de représenter les femmes se situe dans un continuum des discriminations qui culmine dans des violences physiques et sexuelles. Mais le cinéma peut aussi être un outil d'émancipation de cette violence : il peut servir à la mettre en lumière et à la dénoncer, à nous questionner sur nos imaginaires, à inventer de nouvelles façons de regarder (le "female gaze"). Les films que nous souhaitons projeter dans le cadre de ce cycle montrent à quel point il peut être difficile mais essentiel de faire le récit de la violence que l'on a subi (Sans frapper d'Alexe Poukine, Le tampon de Camille Kunegel, Ceci est mon corps de Jérôme Clément-Wilz), et confrontent les auteurs de violences à l’impact de leurs actes (Ours de Morgane Frund).
- Féminisme / Femme
- Justice / Politique