Chaque année la Cinémathèque du documentaire et l'association Images en bibliothèques organisent la circulation du Cinéma du Réel. Une sélection de 5 films issus de la compétition sont programmés, partout en France, entre avril et juin 2026, pour faire découvrir au plus grand nombre la diversité des démarches créatives dans le documentaire contemporain.
Cinéma du réel œuvre à la circulation d’une sélection de films français issus de la compétition en partenariat avec Images en bibliothèques et La Cinémathèque du documentaire à travers leur vaste réseau de structures de nature très différentes (cinémathèques, bibliothèques, scènes nationales, associations, etc. – Images en bibliothèques compte notamment plus de 900 structures adhérentes). Chaque année, 5 ou 6 films de la compétition composant plusieurs programmes sont proposés à la circulation.
La circulation aura lieu du 6 avril au 30 juin 2026.
Ainsi, 5 films de formats différents issus de la compétition de la 48e édition du festival et sont proposés en 3 programmes par Catherine Bizern, directrice artistique de Cinéma du réel.
Programme 1
D’origine chilienne, René Ballesteros a réalisé tous ses films au Chili. Cette fois, il y revient pour accompagner deux jeunes hommes adoptés en Europe, à la recherche de leurs familles d’origine, de ce pays longtemps rêvé et plus encore de leurs racines Mapuche. La caméra du cinéaste devient le tiers par lequel au-delà des difficultés, les regards, la parole et les émotions peuvent s’échanger et circuler. Elle accompagne, témoigne et panse les plaies.
Les enfants sans terre © René Ballesteros / LES FILMS D'ICI
Les Enfants sans terre de René Ballesteros
France / Chili, 2026, 97 min.
En France, Juan rêve de la mort d’une vieille inconnue. Plus tard, il apprend que sa mère biologique est décédée cette nuit-là. En Suède, Daniel découvre qu’il a été déclaré mort à la naissance. L’un et l’autre partent à la recherche de leur terre natale oubliée, dans le sud du Chili.
Programme 2
Le cinéma est une affaire d’images et de sons, c’est aussi une affaire de volume, de profondeur et de sensation. Ces deux films, l’un le temps d’une nuit de grande tempête, l’autre le temps d’un voyage au cœur du Japon et de la non-voyance cherchent à éveiller nos sens autant que notre curiosité et notre capacité à regarder au delà…
Un chant aveugle de Stefano Canapa et Natacha Muslera
France, 2026, 63 min.
Un chœur, composé de personnes voyantes et non voyantes, part au Japon chanter sur les traces des Goze, musiciennes aveugles itinérantes dont la tradition remonte à l’époque médiévale et aujourd’hui disparues. Au fil du voyage, leurs routes, leurs voix, leurs temps se croisent. Et nos yeux apprivoisent peu à peu la profondeur des noirs.
The Longest Night de Phuong Thao Nguyen
France, 2026, 7 min.
Au cœur d’un typhon tropical, un jeune homme peine à trouver le sommeil. Ses pensées sont sa seule source de lumière dans l’obscurité. Le film a été partiellement tourné à Hanoï lors de la plus grande tempête que le pays ait connue depuis 70 ans.
Un Chant Aveugle © Stefano Canapa / Natacha Muslera / Volte Film
Programme 3
Entre les premières mobilisations écoféministes, auxquelles appartient la manifestation du Pentagone de 1980 que Bojina Panayotova reconstitue à l’aide de films amateurs et militants des participantes, et la petite Maria qui vit les pieds nus en Toscane, s’incarnent la même espièglerie, le même désir farouche d’exister pour soi-même et l’amour de la terre duquel on puise la force de la liberté.
With love and rage © Diana Mara Henry
With Love and Rage de Bojina Panayotova
France, 2026, 43 min.
En 1980, après l’élection de Ronald Reagan, dans un climat de remobilisation militaire, deux mille femmes encerclent le Pentagone. Elles plantent des tombes et tissent une toile de fils de laine que les policiers coupent et qu’elles renouent, encore et encore. À la machine de guerre, elles opposent leur expérience du soin et de la vulnérabilité.
Maria a piedi nudi de Rebecca Digne
France, 2026, 41 min.
« Maria, 8 ans, vit en Toscane en symbiose avec la nature. Elle est désespérée par l’expulsion inéluctable par les propriétaires de son terrain de jeu et par la recherche d’une nouvelle maison en zone périurbaine. Je lui confie une caméra super 8 pour conserver son paradis. »
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